En temps de confinement : témoignages et journal de bord

Suite à la crise sanitaire due au Covid-19 et au confinement qui s'en est suivie, les jeunes des trois territoires se retrouvent aujourd'hui tous chez eux, et donc dans l'incapacité de ses rendre aux ateliers du projet "Cap ou pas Cap". Afin de continuer la communication avec les jeunes et leurs familles, nous avons donc mis en réseau un nouveau réseau d'échanges via des groupes Whatsapp.

Au Pérou, les péruviens sont "en quarantaine" (comme on dit là bas) depuis le lundi 16 mars et le gouvernement vient d'annoncer qu'elle durera jusqu'à fin avril. Le système de santé étant fragile au Pérou, le gouvernement a pris beaucoup de mesures pour éviter le moins possibles les sorties et le contact entre individus : couvre feu obligatoire, déplacements terrestres interdits, port du masque obligatoire à chaque sortie, instauration de jours "fermés, une personne par famille responsable de l’approvisionnement en nourriture, frontière nationales fermées ...

Dans ce contexte de liberté restreinte, nous essayons de garder un contact avec la population de Llanavilla afin qu'ils communiquent sur leur situation quotidienne et leurs difficultés. Nous avons demandé aux jeunes de nous raconter leur quarantaine à travers des écrits et des dessins. Nous partageons avec vous le journal de bord de Luis Alexander, fidèle participant au projet "Cap ou pas Cap" qui nous décrit sa vie à la maison depuis le commencement d'avril :

Jour 1 : J'ai réalisé, à l'approche de mon anniversaire, que plus de personnes mouraient, étaient infectés, et plus la cause était importante.

Jour 2 : Comment est en train de se passé cette histoire de coronavirus ? Beaucoup d'infectés. Beaucoup de choses se sont passées. Le deuxième jour, j'ai eu l'impression d'être dévastée, comme s'il n'y avait personne. Juste ma famille à mes côtés.

Jour 3 : Au moins il y a eu quelque chose de positif, ces jours-là, le 3, j'ai senti que mon anniversaire était proche, puisque c'était le 8 avril, c'est-à-dire seulement 5 jours avant mon anniversaire.

Au fil des jours, je savais que l'économie péruvienne était en déclin. Chaque pays a ses propres méthodes, mais ne devrait-il pas y avoir un moment où tout le monde peut travailler sans être infecté ? Au lieu de chercher une solution, ils préfèrent que nous restions tous à la maison, mais qui apporte l'argent ? que mangeons-nous ? On a quelques vivres mais les provisions ne dureront pas un mois. L'argent que nous avons économisé, nous l'avons dépensé.

Jour 4 : Finalement, les classes virtuelles ont commencé, bien qu'il ait été compliqué de communiquer parce que nous n'avons pas beaucoup de signal wifi - c'est une autre histoire - j'ai le wifi, mais seulement pour "Whatsapp", je ne dois pas le gaspiller en bêtises, je devais écrire et faire les devoirs. Ce qui n'ont pas d'internet, le professeur leur envoie par whatsapp, seulement par whatsapp, pour que cela atteigne d'autres personnes... comme moi.

Jour 5 : Et j'ai commencé à faire les devoirs, enfin j'ai commencé le jour 6, le 7 et le 8 aussi. Le 9 également. Il faut beaucoup de temps pour arriver jusqu'ici. C'était agréable d'être à la maison avec ma famille même si nous n'avions pas... de nourriture. Peut-être qu'être en famille est plus agréable. La faim est difficile, mais sans famille, elle est encore plus difficile. C'est pourquoi nous regardons parfois des films, nous avons installer une piscine gonflable, mais évidemment je le fais après avoir fait mes devoirs.

Jour 6 : Ce jour-là, ils m'ont fait faire mon cahier "J'apprends à la maison" et je l'ai fait avec mon père. J'avais besoin d'aide pour faire le couvrir. J'ai fait tout ça avec mon père et ça a bien marché.

Jour 7 : Il ne restait qu'un jour avant mon anniversaire... Je n'arrivais pas à y croire, dans cette situation je me disais : "Mais alors pas de gâteau ? Pas même des morceaux ? Alors je me suis dit, peu importe s'il n'y a pas de gâteau, l'important c'est qu'on puisse se voir les uns les autres. Les anniversaires ne se limitent pas aux gâteaux, comme à Noël, il ne s'agit pas seulement d'offrir des cadeaux, mais aussi de partager des émotions.

Jour 8 : Mon anniversaire est arrivé, je me suis senti un peu heureux, il y avait du gâteau, de la gelée, du shampoing à l'ananas, du riz au lait, des huîtres, bien que... on se sentait un peu seul... je me sentais enfermé dans la maison mais j'ai apprécié ma famille : nous avons tous mangé, nous nous sommes tous réjouis. Et j'ai finalement eu 12 ans.

Jour 9 : A cause de ce qui se produit avec le coronavirus, et tous les infectés, beaucoup de choses se sont passées.

Jour 10 : Hé bien aujourd'hui, nous y sommes. Chaque jour, je vais essayer de parler avec vous tant que j'aurai Internet pour me connecter... Je veux laisser des émotions dans cette application. Même si nous ne sommes pas proches, nous serons toujours ensemble. Quoi qu'il arrive... Même s'il y a des tremblements de terre, des séismes, des coronavirus, le Pérou sera toujours ensemble. Merci de m'avoir écouté.


Dessin de Yumy / Dibujo de Yumy

En tiempos de cuarantena : testimonios y diarios de los jovenes y familia

Como resultado de la crisis sanitaria causada por el Covid-19 y el consiguiente confinamiento , los jóvenes de los tres territorios se encuentran ahora todos en casa y, por lo tanto, no pueden asistir a los talleres del proyecto "Cap o no Cap". Para continuar la comunicación con los jóvenes y sus familias, hemos creado una nueva red de intercambios a través de los grupos Whatsapp.


En Perú, los peruanos están "en cuarentena" (como dicen allí) desde el lunes 16 de marzo y el gobierno acaba de anunciar que durará hasta fin de abril. el sistema de salud siendo frágil en el Perú, el gobierno ha tomado muchas medidas para evitar lo menos posible las salidas y el contacto entre individuos: toque de queda obligatorio, movimientos terrestres prohibidos, uso obligatorio de la máscara en cada salida, introducción de días "cerrados", una persona por familia responsable del suministro de alimentos, fronteras nacionales cerradas...


En este contexto de libertad restringida, tratamos de mantenernos en contacto con la gente de Llanavilla para que puedan comunicarse sobre su situación diaria y sus dificultades. Pedimos a los jóvenes que nos contaran sus cuarentena a través de escritos y dibujos. Compartimos con ustedes el diario de Luis Alexander, un fiel participante en el proyecto "Atrévete" que describe su vida en casa desde el principio de abril:

Me di cuenta, mientras que se acercaba mi cumpleaños, mas morían, mas se infectaban, mas causa había. Pensaba que las clases llegarían el 30 de marzo, no llegaron el 30 de marzo por el coronavirus. Al menos pensaba que había un momento que se acabara esto para ir, en abril, pero no. Es bueno tener vacaciones, si, es bueno disfrutar, pero que pasa del estudio, nadie se acuerda de él.


Como está pasando esto del coronavirus. Bastante infectados. Muchas cosas han pasado . En el día 2 me sentía que estuviera desolado, como si no hubiera a nadie. Solo mi familia a mi costado.


Bueno, al menos algo positivo había, en estos días, en el día 3, sentía que mi cumpleaños estaba cerca, ya que era el 8 de abril, osea solo faltaba 5 días antes de mi cumpleaños.


Mientras todos éstos días pasaban sabía que la economía en el Perú se iba para abajo. Cada país toma su métodos, pero ¿no debería haber un momento donde todos pueden trabajar sin infectarse?. En vez de buscar una solución, prefieren que todos nos quedemos en casa pero ¿quién trae la plata? ¿qué comemos?. Están los viveres, pero los víveres no van a durar como un mes. La plata que ahorramos, lo gastamos.


Ya empezaron las clases virtuales aunque era complicado de comunicar porque no tenemos tanta señal de wifi -bueno eso es otra historia- tengo wifi, pero sólo para whatsapp, no tengo para desperdiciar en tonterias, tuve que escribir y hacer las tareas. Lo que no tienen internet, el profesor le envía por whatsapp, solamente por whatsapp, para que llega a las demás personas...como a mí.


Y empecé a hacer las tareas, bueno ya empecé el día 6, 7, y el 8 también. El 9 también. Dura mucho estar aquí. Era bonito estar en casa con mi familia aunque no tuviéramos...comida. Igual estar en familia es más bonito. El hambre es feo, pero sin tener familia es aún más feo. Así que por eso, a veces vemos películas, nos metemos a la piscina (inflable), pero obvio eso lo hago después de hacer mis tareas.


Este día me hicieron hacer mi cuaderno de "aprendo en casa" y lo hice con mi papá. Si necesitaba ayuda para forrar. Todo eso lo hice con mi papá mis y nos salió bien. Ya solo un día faltaba para mi cumpleaños... no me lo podía creer, en esta situación yo pensaba ¿no habrá pastel? ¿no habrá bocaditos?. Entonces yo mismo me dije, no importaba si no había pastel, lo importante es que se ven cada uno. El cumpleaños no se trata solo de pastel, como en Navidad, no se trata solo de dar regalos, sino de compartir emociones.


Ya llego mi cumpleaños, me sentía algo alegre, había pastel, gelatina, shampoo de piña, arroz con leche, cancha, aunque... se sentía algo solo...sentirse encerrado en la casa pero si disfruté con mi familia: todos comimos, todos nos alegramos. Y por fin yo cumplí 12 años.


Como esto pasa con el coronavirus, que hay bastante infectados muchas cosas han pasado.


Bueno, hoy día estamos. Cada día voy a hablar mientras tenga internet para conectarme con ustedes... voy a dejar emociones en esta aplicación. Aunque no estamos cerca siempre estaremos juntos. Lo que pase... aunque haya terremotos, sismos, coronavirus, siempre el Peru estara junto. Gracias por escucharme.

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